Location meublée : ce que change la nouvelle réglementation fiscale
Publié le 26.02.2026
Rappel : la location meublée reste imposée en BIC
Les revenus issus d’une location meublée (longue durée ou touristique) demeurent imposés dans la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC), et non en revenus fonciers.
Deux régimes d’imposition sont possibles :
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Le micro-BIC (abattement forfaitaire sur les recettes)
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Le régime réel (déduction des charges réelles + amortissements)
La réforme vient modifier en profondeur l’intérêt du micro-BIC pour certains loueurs.
Micro-BIC : un durcissement pour les meublés touristiques non classés
Plafond fortement abaissé
Pour les meublés de tourisme non classés, le plafond d’application du micro-BIC est réduit :
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Avant : 77 700 € de recettes
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Après réforme : 15 000 € seulement
Au-delà de ce seuil, le régime réel devient obligatoire.
Abattement réduit
L’abattement forfaitaire passe :
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De 50 % à 30 %
Concrètement : une base imposable plus élevée et donc une fiscalité alourdie pour les locations courte durée non classées.
Locations meublées : ce qui reste favorable
Locations meublées classiques : pas de changement majeur
Les locations meublées longue durée (résidence principale du locataire) conservent :
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Plafond micro-BIC : 77 700 €
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Abattement : 50 %
Elles ne sont pas impactées par la baisse du seuil applicable aux meublés touristiques non classés.
Meublés de tourisme classés : un avantage maintenu
Les logements classés (1 à 5 étoiles) conservent un régime plus favorable que les non classés.
Dans un contexte de durcissement fiscal, le classement devient un levier stratégique pour préserver l’attractivité fiscale d’une activité de location saisonnière.
Fiscalité et réglementation : ce que les bailleurs doivent savoir
Régime réel : attention à la revente
Le régime réel permet toujours :
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La déduction des charges réelles
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L’amortissement du bien et du mobilier
Cependant, la réforme introduit un point clé : les amortissements pratiqués pourront être réintégrés dans le calcul de la plus-value lors de la cession.
Cela peut entraîner une imposition plus élevée à la revente, ce qui modifie l’arbitrage patrimonial à long terme.
Encadrement renforcé des meublés touristiques
En parallèle des mesures fiscales :
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Enregistrement obligatoire via téléservice national
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Renforcement des pouvoirs des communes
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Possibilité accrue pour les copropriétés d’encadrer ou limiter l’activité
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Exigences énergétiques (DPE) avec interdictions progressives pour les logements énergivores
Le cadre réglementaire devient donc plus exigeant.
Quels impacts pour les bailleurs ?
La réforme poursuit deux objectifs :
- Réduire l’écart fiscal entre location vide et location meublée
- Freiner l’expansion des locations de courte durée en zones tendues
Pour les investisseurs, cela implique :
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Une analyse fine du régime fiscal le plus pertinent
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Une réflexion sur le classement éventuel du bien
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Une anticipation de la fiscalité de revente
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Une vigilance accrue sur la conformité réglementaire
En synthèse
| Situation | Impact principal |
| Meublé longue durée | Pas de modification majeure |
| Meublé touristique non classé | Baisse du plafond micro-BIC + abattement réduit |
| Régime réel | Amortissements à intégrer dans la stratégie de sortie |
| Revente | Potentiel alourdissement de la plus-value |
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-
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