Logiciels de caisse certifiés : ce qui change en 2026
Les entreprises assujetties à la TVA qui réalisent des opérations non soumises à l’obligation de facturation (notamment celles ayant des clients particuliers) et qui enregistrent ces opérations via un logiciel ou système de caisse sont soumises à une obligation stricte de conformité.
Publié le 26.02.2026
Sécurisation et certification des logiciels de caisse : obligations et évolutions 2026
Nouveauté :
La Loi de finances pour 2026 rétablit la possibilité pour les éditeurs d'auto-certifier au moyen d'une attestation individuelle que le logiciel ou système de caisse qu’ils éditent respecte les quatre conditions d’inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d’archivage des données.
L’entreprise doit s’assurer qu’elle dispose du certificat ou d’une attestation correspondant à la version du logiciel utilisé
Une obligation de sécurisation renforcée
Un logiciel de caisse est un système avec une fonctionnalité de caisse, mémorisant les paiements reçus (caisse enregistreuse)
Le logiciel ou système de caisse utilisé doit répondre aux quatre conditions suivantes :
Inaltérabilité des données – (pas de modification possible)
Sécurisation
Conservation
Archivage des données
Ces exigences visent à garantir l’intégrité des enregistrements de recettes et à lutter contre la fraude à la TVA.
Qui est concerné ?
Professionnel redevable de la TVA
Réalisant des opérations non soumises à facturation obligatoire
Encaissements enregistrés via un logiciel ou système de caisse
Ayant notamment des clients particuliers
Qui n’est pas concerné ?
L’obligation ne s’applique pas :
Aux entreprises réalisant exclusivement des opérations exonérées de TVA
Aux entreprises bénéficiant de la franchise en base de TVA (micro-entreprises par exemple)
Ce qui change avec la Loi de Finances pour 2025
La Loi de Finances pour 2025 supprime la possibilité pour les éditeurs de s’auto-certifier via une simple attestation.
Jusqu’au 31 août 2025 :
Tolérance permettant encore l’utilisation d’une attestation individuelle de l’éditeur.
Du 1er septembre 2025 au 31 août 2026 :
Tolérance transitoire l’entreprise peut présenter :
Soit un certificat délivré par un organisme accrédité
Soit une preuve d’engagement de certification de l’éditeur
À compter du 1er septembre 2026 :
Fin définitive de la tolérance.
Seul un certificat délivré par un organisme accrédité sera accepté pour justifier de la conformité du logiciel ou système de caisse qui respecte les quatre conditions réglementaires. Les certificats reconnus sont notamment ceux délivrés par Infocert (certification NF525) et LNE.
Sanctions et risques fiscaux en cas de non-conformité
Quelles sanctions en cas de non-conformité ?
L’absence de certificat valide expose l’entreprise à :
7 500 € d’amende par logiciel ou système de caisse concerné
Un délai de 60 jours pour se mettre en conformité
Une nouvelle amende de 7 500 € en cas de non-régularisation à l’issue du délai
Un risque fiscal bien plus important
Au-delà de l’amende administrative, le risque principal est fiscal. L’absence de justification fiable des recettes peut entraîner :
Un rejet de comptabilité
Une taxation d’office
Le rejet de la déductibilité de certaines charges
La remise en cause de la TVA déductible
Une majoration pouvant aller jusqu’à 80 % des droits rappelés
Pour une TPE ou une PME, les conséquences peuvent être particulièrement lourdes.
Recommandations
Si vous utilisez un logiciel de caisse :
Vérifiez immédiatement s’il dispose d’un certificat officiel
Contactez votre éditeur pour obtenir le justificatif
Anticipez avant la fin de la période de tolérance (1er mars 2026)
Un audit rapide de votre système peut éviter des risques financiers et fiscaux majeurs.